La rhinoplastie en Iran est une pratique chirurgicale très répandue. Ce pays est même mondialement reconnu pour le succès de cette opération au sein de la population surtout auprès des femmes. Cependant, on assiste actuellement à un véritable affrontement entre ceux qui ont un nez refait et qui incite les autres à recourir au bistouri et entre ceux qui appellent les iraniennes à garder le nez naturel.

Les signes du succès de la rhinoplastie en Iran

Si on sait qu’annuellement, plus de 200 000 femmes effectuent une chirurgie du nez on ne peut que constater l’énorme côté de popularité de cette opération. Ce chiffre a permis au pays d’atteindre la première place mondiale dans cette forme de chirurgie esthétique. La principale motivation d’une iranienne pour refaire son nez en Iran est dû à la nature des règles imposées par la religion. Obligées de se couvrir les cheveux en public, les femmes essayent donc de mettre en avant leur beauté à travers un remodelage du visage. Au fil des années, le recours aux opérations esthétiques du visage comme la blépharoplastie, l’augmentation des lèvres et surtout à la rhinoplastie est devenu même une obsession voire une forme de révolte contre le port du Hijab qui est selon les iraniennes un obstacle à leur quête de beauté.

Un appel au retour du nez naturel

Constatant que la population a quasiment abusé du recours au bistouri, certaines femmes ont créé une sorte de mouvement dont le but de lancer un appel aux iraniennes de ne pas se laisser tenter par la rhinoplastie et d’accepter le fait d’avoir un nez naturel. rhinoplastie iran Le mouvement considère que les femmes se sont allées trop loin et que l’une des raisons qui les ont poussées à se faire refaire le nez est la peur de ne pas paraître branché et de ne pas suivre les tendances en matière de beauté féminine. Une page facebook a même été crée dans laquelle on demandait aux femmes qui n’ont pas subi une opération du nez d’envoyer leurs photos pour montrer qu’on peut bien vivre sans chirurgie esthétique et que la décision de se faire opérer doit être un choix et non pas une obligation.